Après la découverte de la Bienveilleuse, j’ai parcouru à pied le minuscule bourg de Lavau, et son port !

Lavau, un village endormi

Le village fut en effet un port actif du Moyen-Age au début du 20ème siècle. Les bateaux y chargeaient le granite, le sel, le bois, le sable… Aujourd’hui Lavau est une belle endormie.

Les quelques ruelles ont cependant beaucoup de charme, avec leurs maisons joliment fleuries. La maison du port est un repère assez insolite, tout à la fois crêperie, bouquinerie et café, n’hésitez pas à pousser la porte, si elle s’ouvre ! Comme un air de déjà vu ? Elle a en effet inspiré « La maison dans la Loire », oeuvre du parcours Estuaire.

Cap sur l’estuaire de la Loire

En tous les cas c’est bien au port de Lavau que j’ai embarqué pour une excursion de 2h30, programmée selon les horaires des marées. Il faut en effet suffisamment d’eau dans l’étier de près d’un kilomètre qui relie désormais le village à la Loire pour permettre au bateau d’accoster puis de rejoindre le fleuve.

Mickaël, pêcheur, arrive à l’heure convenue à bord de son embarcation à fond plat, insubmersible, qui peut accueillir 12 passagers.

Nous prenons place et c’est parti pour 45 minutes de navigation, en grande partie à travers le marais. On observe les vaches qui paissent (ou est-ce l’inverse ?), les oiseaux, un couple de tadornes s’envole à notre approche. Au loin l’observatoire de Tadashi Kawamata, oeuvre du Voyage à Nantes. Puis la Loire apparaît comme par surprise, immense en comparaison du paysage resserré précédent. Les eaux de couleurs différentes se mêlent, les courants divergents forment une légère houle, sans pour autant que nous soyons malmenés, le bateau reste très stable.

Nous sommes également accompagnés par un guide, qui nous explique l’environnement très particulier qui nous entoure, l’économie de la région qui a subi de nombreuses transformations…

Tout près, nous apercevons l’éolienne offshore gigantesque du Carnet, le port à sec de la Pierre à l’oeil, la centrale de Cordemais, la raffinerie de Donges, éléments industriels dans un océan de nature… Contraste absolu.

Paimboeuf, entre succès et déclin

Un petit air de Trentemoult avec ses maisons colorées et resserrées, c’est Paimboeuf, notre destination, qui se profile.

Paimboeuf, qui ne compte plus aujourd’hui qu’environ 3 000 habitants, devient au 17ème siècle un des principaux avant-port de Nantes, alors grand port colonial. Les navires maritimes de gros tonnage ne pouvant emprunter la Loire jusqu’au fond de l’estuaire, ils déchargent à Paimboeuf et des plus petits bateaux reprennent les cargaisons jusqu’à Nantes.

Jusque dans les années 1970, la ville est aussi un des plus gros pôles industriels du sud de l’estuaire.

Aujourd’hui la grandeur passée se ressent dans la taille de certains édifices, hôpital, église, bâtiments religieux, mais l’activité frénétique n’est plus là, le calme règne.

Paimboeuf

Après une balade guidée dans les rues, une table nous attend à la boulangerie-pâtisserie située tout près de la mairie. Petite pause bien méritée, très gourmande (inclue dans la croisière), et appréciée !

Le temps s’est écoulé, il est temps de repartir en direction de Lavau… J’espère que vous avez apprécié la balade et que je vous ai donné envie de découvrir ce fleuve majestueux, sous un autre angle !

A Savoir : croisières à dates et heures fixes à réserver dans les offices de tourisme, au départ de Lavau ou au départ de Paimboeuf ; durée 2h30 ; tarif 29€ adulte, 25€ de 3 à 12 ans. Plus d’infos sur le site de Loirestua.

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