Début juin, je me suis échappée du quotidien, le temps d’une nuit. Oh je n’ai pas été bien loin, j’ai profité d’une box week-end offerte par mes collègues (j’ai changé de travail récemment !) pour découvrir le marais de Mazerolles en Loire-Atlantique.

Encore un marais me direz-vous ! Effectivement, il semblerait que mes pas m’aient beaucoup portée vers des zones humides ces derniers temps, et j’avoue que j’adore ça !

Une zone humide méconnue de Loire-Atlantique

Le marais de Mazerolles est situé sur la rive gauche de l’Erdre, à environ 25 kms en amont de Nantes. Il y a très très longtemps la forêt de mars y poussait. Défrichée par les Romains, complètement détruite au 17ème siècle, elle s’est peu à peu transformé en tourbière. Une politique d’assèchement débute dès le 18ème siècle, pour l’aménagement de l’Erdre, puis pour l’exploitation de la tourbe ou la mise en place de prairies de fauche ou de pacage.

Dans les années 1960, une digue de 6 km, une écluse et une station de pompage sont construits pour isoler de l’Erdre 750 ha de marais.

Aujourd’hui le marais s’étend sur 1250 ha et est constitué d’une partie sauvage et d’une partie endiguée, dont la gestion s’apparente à celle d’un polder. Fortement impacté par les espèces invasives (ragondins, écrevisses, jussie…), son classement en zone Natura 2000 (le classement englobe 2700 ha de part et d’autre de l’Erdre dénommés « marais de l’Erdre ») en 2003 permet aujourd’hui de préserver cette zone artificielle mais très riche en faune et en flore. 10 espèces d’intérêt communautaire y ont été recensées, et on peut y observer de nombreux oiseaux.

C’est au lieu-dit Le Breil, sur la commune de Petit-Mars, que le rendez-vous était donné, au Domaine de Mazerolles plus précisément. Pierre, le gérant, nous a expliqué l’histoire et l’économie du marais, et son action pour tenter de préserver cet écosystème fragile en diversifiant les activités (pêche, chasse, apiculture, écotourisme, élevage…).

L’observatoire est en cours d’aménagement, ainsi qu’un sentier d’interprétation.

Nous avons ensuite pris place dans une barque à moteur et filé à travers les canaux, faisant s’envoler des dizaines d’oiseaux.

Une nuit à fleur d’eau

Après quelques minutes de trajet, nous sommes arrivés sur une étendue d’eau plus large, et avons découvert notre lieu de séjour : un kota, chalet finlandais en bois, posé sur l’eau.

Pierre nous y a laissés avec une glacière contenant le repas du soir et le petit déjeuner… A nous la tranquillité !

Nous avons découvert un kota très chaleureux, une belle terrasse, et nous sommes laissés bercer par le mouvement de l’eau (très peu perceptible, le kota est amarré à un corps-mort et ne tangue donc pas du tout, il suit juste les mouvement du vent), un vrai bain de nature !

Après un bon moment de détente, un dîner d’écrevisses et d’anguilles, nous avons passé le reste de la soirée à observer la nature…

Foulques macroules et ragondin

Foulque macroule (cherchez-la !)

Grèbe huppé

Milan  noir

Le ballet des oiseaux

Comme je l’ai dit plus haut j’ai été frappée du nombre d’oiseaux visibles durant le trajet jusqu’au kota. En fin d’après-midi, de nombreux milans noirs planaient au-dessus des arbustes. Colverts, foulques macroules et grèbes huppés longeaient les rives. Les ragondins aussi étaient de la partie.

Mais ce n’était rien comparé aux instants précédant le coucher du soleil. J’ai alors assisté à un véritable ballet de grands échassiers. Spatules blanches, grandes aigrettes, hérons cendrés, bihoreaux, aigrettes garzettes… traversaient le ciel, sans doute en direction d’un refuge pour la nuit. Un vrai bonheur !

Vol de spatules blanches

Après une nuit très calme (les oiseaux doivent dormir aussi !), nous avons une nouvelle fois profité de la terrasse pour le petit déjeuner, avant que notre bateau revienne nous chercher.

Une nuit dans le marais de Mazerolles, le temps d’une parenthèse enchantée…

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à me suivre sur Facebook ou Hellocoton !
Publicités