La patience du franc-tireur Arturo Pérez-Reverte

Alejandra, surnommée Lex, est une spécialiste d’art urbain. Embauchée pour proposer une exposition et une publication à un graffeur célèbre, elle part à la recherche de cet homme énigmatique, dont l’identité est inconnue et qui semble rétif à tout lien avec le milieu de l’art.

De Madrid à Rome en passant par Lisbonne, Lex fait de multiples rencontres et tente de localiser Sniper. Elle sait qu’il se cache, car il peint dans l’illégalité, et surtout il craint les représailles d’un riche homme d’affaires espagnol, qui lui impute la mort de son fils apprenti tagueur.

Si le sujet m’a de suite semblé très original, j’ai trouvé le début du roman un peu touffus, à la manière d’un cours magistral sur l’art urbain et ses références, et l’héroïne un peu transparente et à la personnalité peu attachante.

Puis je me suis prise au jeu de la quête, l’histoire s’enrichissant également d’une intrigue policière, jusqu’à la fin totalement inattendue.

Un roman au sujet très particulier, qui a titillé mon intérêt de façon croissante, et qui m’a finalement beaucoup plu !

Arturo Pérez-Reverte, né en 1951, est un écrivain, scénariste et ancien correspondant de guerre espagnol .

La patience du franc-tireur a été édité au Seuil en octobre 2014 (21€) et chez Points en octobre 2015 (7,30€).

Morceaux choisis :

« Un jour, il a fait cette réflexion que, selon les autorités, le graffiti détruit le paysage urbain ; mais nous, on doit supporter les panneaux lumineux, les enseignes, la publicité, les autobus avec leurs annonces et leurs messages débiles… »

« J’aime Naples. C’est la seule ville d’Orient, Istanbul mise à part, qui se trouve géographiquement en Europe. Et qui est dénuée de complexe. »

« Les villes de toute la planète sont pleines de gens qui vont d’un endroit à l’autre en empruntant des vols low cost pour acheter les mêmes fringues que celles qu’ils peuvent voir exposées tous les jours dans la rue où ils habitent. Le monde entier est une boutique de fringues, ai-je conclu. Ou peut-être, simplement, une immense, inutile et absurde boutique. »

Retrouvez désormais mes comptes-rendus de lecture sur mon autre blog Mes mots Mes livres

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