L'odeur des pommes Mark Behr

1973, Marnus a dix ans et vit dans une famille unie au Cap, en Afrique du Sud. Son père est général dans l’armée, souvent absent du fait de ses fonctions pour aller rencontrer des militaires de pays voisins.

A côté de sa soeur brillante, Marnus quête l’attention et l’amour de son père. Marnus vit dans une famille qui semble assez stricte, où l’éducation et les valeurs comme le travail, l’amour, la foi ou l’honnêteté sont importantes, une famille bien en somme.

Avec ses mots d’enfant, il raconte son quotidien, emprunt de racisme « ordinaire » au pays de l’Apartheid, de traditions tellement ancrées qu’elles font partie de la normalité. Tous ces actes anodins de la vie quotidienne dits par Marnus avec ingéniosité semblent étranges, voire choquants à nos yeux d’Européens. Mais à mesure qu’il grandit, qu’il se forge ses propres opinions au gré de ses expériences, le portrait lisse se fissure, les failles se révèlent…

Ce livre, présenté comme un classique en Afrique du Sud, m’a un peu déconcertée. J’ai trouvé l’écriture assez plate, le discours assez naïf mais c’est logique puisque c’est un enfant de 10 ans qui raconte. Cependant il est vrai qu’il semble bien traduire le climat particulier de cette société inégalitaire, tandis que d’autres travers humain (comme la pédophilie) sont également évoqués.

L’odeur des pommes est paru chez Jean-Claude Lattès en mars 2010 (20,50) et aux éditions J’ai lu en mai 2013 (6,70€).

Mark Behr, né en 1963 et mort en 2015, est un écrivain sud-africain de langue afrikaans.

Retrouvez désormais mes comptes-rendus de lecture sur mon autre blog Mes mots Mes livres

Publicités