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Comme je l’ai dit en présentation, notre croisière d’une semaine nous a emmené de la Martinique aux îles de Saint-Vincent-et-Grenadines, mais aussi à Sainte-Lucie.

Un peu frustrés de n’avoir pas pu explorer davantage de grandes îles comme Saint-Vincent, nous avons cette fois passé la journée sur Sainte-Lucie.

Sainte-Lucie est une île de 620 km² qui compte environ 170 000 habitants. Petit état membre du Commonwealth comme ses voisines, c’est une île volcanique qui culmine à 950 mètres d’altitude au mont Gimie.

C’est à Soufrière, ville située au pied des Gros Piton et Petit Piton (site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco) que nous débarquons. Le sable noir, le grain que nous essuyons et les habitations relativement délabrées nous font une impression bizarre, après les paysages de cartes postales que nous venons de traverser.

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Nous sommes les seuls touristes à déambuler dans les rues en ce jour de marché.

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Des taxis attendent les visiteurs (il y en a donc quand même !) pour les emmener voir les sources d’eau chaudes.

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Nous décidons plutôt de prendre le taxi collectif (minibus qui démarre quand il est plein) pour traverser l’île en mode local. Nous ne serons pas déçus… Musique à fond, moteur qui ronfle et virages serrés dans les lacets, on s’accroche un peu aux banquettes mais on passe un bon moment. Au passage, de beaux paysages, de petits villages aux maisons de bois, des entrées de villas pour touristes beaucoup plus cossues… Un aperçu de la diversité de l’île.

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Soufrière depuis la route en lacets sur les hauteurs.

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Changement de décor encore une fois en arrivant à Castries la capitale, à la gare routière qui jouxte le marché. Impression de désorganisation, de délabrement… Mais de vie aussi, avec une multitude de légumes, des roulottes ou cabanes où les travailleurs viennent se restaurer.

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Mais très vite aussi nous apercevons l’autre visage de Saint-Lucie, plus souriant. Il suffit de traverser le marché couvert, beaucoup plus avenant cette fois, et de se retrouver face au front de mer et aux paquebots qui déposent leurs flots de touristes (nord-américains pour la plupart) pour quelques heures d’escales.

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Nous constatons avec amusement la juxtaposition de différents modes de vie, de différents mondes, dans cette île où la pauvreté est visible, mais où la jeunesse dorée des Caraïbes ou les touristes du monde entier viennent profiter des paysages magnifiques, des belles plages de sable fin et des centres commerciaux détaxés…

A la table du petit restaurant que nous avons choisi pour déjeuner, de jeunes américains s’installent chacun dans leur coin, avec leur ordinateur portable pour profiter du wifi, déjeunant d’un hamburger sur le pouce, sans un regard pour la vue ni pour les gens, avant de repartir en mer…

Nous dégustons quant à nous un énième rouget délicieux… et la bière locale, nommée la Piton.

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Après un petit tour dans la ville qui ne emballe décidément pas, nous reprenons un taxi collectif qui nous dépose à Reduit Beach pour une pause détente. La longue plage de sable est bien aménagée et calme, on peut y faire des activités nautiques ou profiter des transats. A l’arrière, tout le quartier a été aménagé pour les touristes, complexes touristiques et centres commerciaux s’y succèdent, c’est le royaume du tourisme de luxe et de masse, nous ne ferons que passer.

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En fin d’après-midi notre skipper vient nous récupérer, puis nous filons vers Gros Ilet pour passer la soirée.

Gros Ilet est un village de pêcheur miraculeusement resté intact, juste de l’autre côté de la baie. C’est vendredi soir et la « Friday night » s’y tient, véritable institution courue des locaux et des touristes. Imaginez quelques rues réservées aux piétons, danseurs de toutes sortes, baffles géantes posées à même le sol, bars ouverts ou installés sur des tables en plein air, petites échoppes de rues vendant des brochettes et autres assiettes de poisson grillé… Les gens du coin ont mis de beaux vêtements et sortent en couple ou en famille. L’ambiance est bon enfant et nous passons une super soirée.

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Nous notons cependant que des policiers patrouillent, sans doute pour assurer la sécurité. De jolies filles draguent les touristes pour se faire payer des verres. Zouk et grinding, spectacle garanti !

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L’ambiance s’échauffe au fur et à mesure des heures, mais sans débordement ni agressivité. La bière et des alcools plus forts coulent à flot, les « cigarettes Bob Marley » sont proposées à tous les coins de rues. Malgré l’heure tardive et le nombre de touristes déclinant, les gens restent calmes, tous semblent là pour s’amuser.

Improbable mélange des genres et des cultures, à l’image d’une île décidément très contrastée, entre populations noire et blanche, riches et pauvres, tradition et modernité. J’avais en tête une destination de lune de miel, de plages et de farniente. Je ressors de cette (courte) journée avec l’impression d’une cohabitation pas toujours très heureuse, et d’une population locale à la vie sans doute pas toujours facile, d’une île à deux facettes…

Après une courte nuit, une demi-journée de navigation nous ramène en Martinique, d’où nous reprenons un vol vers la métropole… C’est déjà fini !

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