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Empreinte de girafe

Si je savais dans l’ensemble où je mettais les pieds, ce congé solidaire était une première expérience pour moi, tout comme la découverte de l’Afrique australe. D’où quelques interrogations, des découvertes, et des surprises aussi !

La brousse

Je savais que j’allais dans un parc national, mais brousse ou savane, je n’arrivais pas à m’imaginer les paysages. Nous n’avons pas fait beaucoup de kilomètres mais j’ai néanmoins pu voir des biotopes différents, de la plaine recouverte d’herbes à la forêt, en passant par des zones recouvertes de petits arbustes, le tout sans trop de relief. Mais également des baobabs esseulés, un sous-bois tropical… Et quelques fleurs aussi !

Mais je sais que dans le nord du parc il y a des falaises assez hautes, et sans doute encore d’autres types de paysages.

Zimbabwe Hwange National Park paysages

zimbabwe-Victoria-Falls-vegetation-tropicale

Les communications téléphoniques

Je m’étais préparée à pouvoir peu, voire pas du tout, communiquer avec mes proches pendant ce séjour. Je n’ai donc pas été surprise quand mon opérateur m’a dit « Bienvenue en Algérie » au moment d’allumer mon portable dans l’aéroport de Johannesburg. Mais finalement à Main Camp, un village situé à 10-15 km de notre lieu de vie où nous passions souvent, j’ai pu capter correctement et envoyer des sms assez régulièrement. Bon, à voir certains habitants régulièrement postés sous le même arbre pour appeler, je me suis doutée que la zone où on captait n’était pas si étendue… Je préparais chaque matin mon prochain sms, pour n’avoir plus qu’à appuyer sur la touche « envoyer », car on ne savait jamais si on allait y passer, quand on allait y passer, ni si on allait s’y arrêter !

Les petites bêtes

Novembre est normalement le début de la saison des pluies. Je redoutais les moustiques (qui m’adorent), et comme nous avons eu finalement un temps très sec, nous n’avons pas trop été dérangés de ce côte-là.

Par contre à Victoria Falls où le climat est tropical humide, et à Umtshibi les premiers jours (il avait plu les jours précédents), j’ai eu l’occasion de découvrir d’autres petites bêtes… Des cigales très grosses, de gros bousiers aussi, qui volent en vrombissant très fort, c’est impressionnant dans le silence de la nuit, des papillons de nuit assez gros et nombreux, des phasmes, des espèces de mille-pattes énormes….

Et un soir, dans le 4×4, nous avons aussi expérimenté une nuée de termites, comme une pluie en fait, de gros insectes qui se glissent partout… Le chèche était très utile pour se protéger…

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Les éléphants

Hwange abrite une des plus grosses concentrations d’éléphants, mais c’est devenu presque une blague avec notre guide, tant ils nous ont fait attendre ! Nous avons dû voir nos deux premiers spécimens à la fin de la première semaine seulement, et un troupeau d’une trentaine d’individus quelques jours après. Ce seront nos deux seules rencontres.

En fait, comme les gnous, les éléphants migrent en fonction du climat, à la recherche de la pluie. Ils étaient donc pour la plupart partis dans d’autres zones du parc… Environ 32 éléphants vus sur une population de 35 à 40 000, on a eu chaud !

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Le climat

Et cette question du climat, qui joue à la fois sur les conditions de vie et les conditions d’observation de la faune, a aussi été une surprise pour moi.

J’ai découvert en effet qu’il vaut mieux choisir sa saison avec attention, sous peine d’être déçu !

Certes la végétation sera plus luxuriante à la saison des pluies, mais les herbes seront plus hautes et les animaux plus difficiles à repérer. De même, s’il pleut des points d’eau se formeront partout et les animaux seront dispersés. Sans parler des insectes…

A l’inverse en saison sèche les paysages seront grillés, mais les animaux plus faciles à voir. Attention tout de même, en juillet à Hwange il peut y avoir des températures proches de zéro la nuit ! Et en octobre il peut faire jusqu’à 47 degrés.

Mieux vaut le savoir avant de programmer un safari !

Safari et Safari

Autre surprise, moi qui m’imaginais de gros 4×4 pour groupes, et des lodges en bois surplombant la plaine…

A Hwange il est possible de faire un safari avec sa propre voiture, en individuel ! Certes il y avait aussi des voitures avec chauffeurs, et même des bus, mais nous avons croisé aussi beaucoup de touristes venant seuls faire les parcs de la région, de l’Afrique du Sud au Botswana.

Et les lodges au Zimbabwe sont plutôt des bâtiments aux murs en dur, le plus souvent recouverts d’un enduit coloré, et au toit de chaume. De grands bâtiments aussi comme au Hwange safari lodge (ci-dessous) en bordure du parc.

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Du bruit et des odeurs

La brousse est paradoxalement un univers bruyant et silencieux… On peut passer d’un silence total à des bruits plus ou moins forts ou étranges. J’ai été étonnée par exemple d’entendre des cigales, les bouviers qui volent, le jappement des chacals, ou encore les nombreuses sortes de barrissement des éléphants, le rire de la hyène qui pour moi ne ressemble pas à un rire. J’ai été impressionnée par le rugissement des lions, qui fait taire tous les autres animaux…

Quant aux odeurs, moi qui y suis sensible, j’ai été servie ! Quelques odeurs de plantes, que je ne saurai pas identifier, mais surtout une odeur qui m’a marquée, celle de la charogne. En effet le parc national de Hwange est un univers sauvage, avec ses règles et ses lois, la vie et la mort en font partie. Et avec la chaleur, le moindre animal mort sent très très vite… Heureusement la nature est bien faite, les carnassiers et les charognards s’occupent rapidement de faire disparaître toute trace…

Eau et électricité

Je savais que les coupures étaient fréquentes, nous en avons fait l’expérience dès notre arrivée quand nos hôtes nous ont annoncé qu’à Umtshibi il n’y avait plus d’électricité ni d’eau depuis 4 jours. La vaisselle (sale) nous attendait, nous devions faire le plein de bouteilles d’eau minérale…

Sur place, nous avons pris notre premier dîner à la lampe frontale (à peine suffisante pour voir dans son assiette, mais très attirante pour les nuées d’insectes…). Nous avons compris que le pays étant en plein développement, la production d’électricité n’est pas suffisante pour tous. D’où des délestages fréquents pour que chacun puisse en bénéficier à son tour.

Par ailleurs, l’eau du parc est pompée depuis la nappe phréatique, et les pompes marchent à l’électricité… Donc pas d’électricité, plus d’eau non plus quand les réserves sont épuisées.

De plus, seule l’eau « froide » arrive jusqu’aux maisons. Chaque habitation dispose donc d’une réserve d’eau située en hauteur, au-dessus d’un four à bois. Si nous voulions de l’eau chaude pour la vaisselle ou la douche, il fallait donc ramener régulièrement du bois mort, et faire le feu en arrivant ! Un chouette moment tout de même, qui permettait de décompresser au coin du feu et autour d’un verre, à la lampe frontale bien sûr et en profitant des étoiles, car la nuit tombe tôt et brusquement.

Nourriture

La personne nous préparant nos repas étant française, je n’ai eu qu’une seule fois l’occasion de goûter un plat local à Umtshibi : le sadza préparé par Innocent notre guide d’origine Shona. C’est une sorte de polenta à base de farine de mil, qui constitue la base de la plupart des repas des Zimbabwéens.

zimbabwe-sadza

En tant que volontaires nous avons eu accès à une nourriture assez riche, nous avons pu manger de la viande par exemple, mais ce n’est pas le cas de tous car elle coûte cher. Nous nous sommes rendus compte qu’il y a peu de denrées disponibles (fruits et légumes peu courants dans la partie désertique où nous nous trouvions) et peu de denrées exportées également.

Petits rituels anglo-influencés… Thé, beurre de cacahouète et pain de mie grillé au petit déjeuner. Egalement sirop bien sucré au goût d’Orange « Mazoé », production locale, pour masquer le goût de l’eau, à chaque repas.

Beaucoup de découvertes donc, et pas mal de surprises !

Pour revoir tous les billets sur le Zimbabwe, c’est par ici.

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