parfum-herbe-coupee-nicolas-delesalle

Ce livre n’est pas un roman, mais plutôt une succession de petits moments ou de rencontres, racontés dans une belle écriture subtile en autant de chapitres.

Les mots sont très joliment choisis et traduisent parfaitement l’émotion ou le sourire né d’un moment, les petits riens comme des madeleines de Proust, les souvenirs d’enfance ou d’adolescence pour la plupart.

Ce livre m’a rappelé La première gorgée de bière de Philippe Delerm dans l’intention, avec un style différent.

Quelques passages très beaux à mon goût :

 » Les adultes font souvent mine de s’étonner du désespoir baroque des adolescents, mais cet étonnement est un leurre, ils n’y croient pas eux-mêmes ; au fond, ils savent très bien à quel point c’est compliqué de se relever quand on tombe de son enfance. »

 » Pourquoi un souvenir qui n’avait aucune aspérité, un moment minuscule qui aurait dû rejoindre l’immense cimetière des minutes oubliées, s’impose à nous ?  »

 » Ce n’est pas tous les jours qu’on peu décider d’être heureux.  »

 » On passe tous les étés dans cette maison, c’est le centre, chacun a un coeur en pierre chaude dans son histoire, nous, c’est ici qu’il bat, entre ces quatre prairies, ces forêts de chêne, cet étang, ce peuplier géant […]  »

J’ai beaucoup aimé, je l’ai lu tranquillement, me retenant d’enchaîner les chapitres pour savourer chaque évocation, dont beaucoup ont remué des souvenirs personnels. Un très beau livre !

Premier roman de cet auteur français né en 1972, journaliste grand reporter pour Télérama, Un parfum d’herbe coupée a été publié en janvier 2015 chez Préludes (13,60€).

Retrouvez désormais mes comptes-rendus de lecture sur mon autre blog Mes mots Mes livres

Publicités