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Le parc national de Hwange est grand de 14620 km², soit l’équivalent de la Belgique. Situé à l’Ouest du Zimbabwe, il abrite 9 des 10 espèces protégées du pays, dont le rhinocéros noir et l’éléphant avec une des plus grandes concentrations d’Afrique (40 000 individus). Il est la plus grande réserve du pays, fondé en 1928.

Situé à la limite du désert du Kalahari côté Botswana, son sol est sablonneux, très sec et la région souffre très fréquemment de la sécheresse. De nombreuses pompes ont été installées pour procurer de l’eau aux animaux, en particulier pendant la saison sèche (l’été chez nous). La population d’éléphants, protégée et en forte hausse ces dernières années, renforce les problèmes d’accès à l’eau.

On y trouve une végétation variée, surfaces couvertes d’herbes (assez rases à plus hautes qu’un homme en pleine saison des pluies), des arbustes et buissons, et des arbres comme l’acacia ou le mopane.

Limité par le Botswana à l’Ouest, le parc longe une voie ferrée à l’Est, et juste de l’autre côté se trouvent des concessions de chasse autorisées par le gouvernement…

Plus de 100 espèces de mammifères et 400 d’oiseaux y vivent, quand on le parcourt et qu’on a la chance d’observer des scènes de vie de la faune, on se rend vite compte que bien que ce parc soit magnifique, ce sont les règles de la vie sauvage qui priment, l’homme y est juste invité mais n’y a pas vraiment sa place.

Le parc abrite néanmoins des humains ! Plusieurs lieux de vie s’y trouvent, j’ai notamment fréquenté un village « touristique », un village interdit aux touristes et un site d’observation.

Le premier s’appelle Main Camp. C’est le principal point d’entrée du parc. On y trouve des chalets pour les touristes, un hôtel, une aire de camping, un point d’information touristique-vente de souvenirs, un bar-restaurant, une station service et un petit magasin. Main camp est aussi un lieu de vie pour les locaux, essentiellement des employés des structures touristiques ou des rangers (chargés de lutter contre le braconnage), qui y ont leurs maisons, leur école…

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Main Camp, un grand carrefour avant de rentrer dans le parc national de Hwange.

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Bureau d’information touristique.

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Hébergements.

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Restaurant.

De Main Camp partent des pistes à l’intérieur du parc, certaines accessibles à tous, certaines en accès restreint. Des bornes indiquent les directions et les règles d’accès.

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De même Umtshibi, notre lieu de vie pour cette mission, est un village interdit aux touristes. Il loge uniquement les rangers, des associations et des employés du parc (gestionnaire des points d’eau, etc.).

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Notre chaumière à Umtshibi, entourée de grillages (mais le portail n’était jamais fermé…).

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Habitations de rangers.

Enfin Nyamandhlovu est une de ces plateformes situées en bord de piste, souvent près d’un point d’eau, prévues pour que les touristes puissent s’y arrêter et observer les animaux.

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Car les règles du parc sont strictes : pour les touristes, accès en journée uniquement selon des horaires précis (6h-18h en novembre), vitesse limitée pour éviter de heurter un animal, interdiction de descendre du véhicule en dehors de points d’arrêt aménagés spécialement (plateformes), interdiction de marcher à pied…

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Dans le parc l’accès à l’eau et à l’électricité est aléatoire. Le pays est en plein développement et les infrastructures ne suffisent pas à répondre à tous les besoins en électricité, d’où des coupures fréquentes et plus ou moins longues, de quelques heures à quelques jours. Et quand il n’y a plus d’électricité, généralement très rapidement il n’y a plus d’eau non plus, car les pompes sont électriques… Les habitants disposent de foyers sous des citernes, dans lesquels il faut faire le feu pour faire chauffer l’eau. Et certains ont des générateurs électriques. A noter que nous avons pu boire l’eau du robinet à Umtshibi, sans aucun souci de santé.

Les villages sont entourés de grillages, mais c’est plus pour inciter les animaux à contourner que pour les empêcher véritablement de pénétrer, car les clôtures sont plus ou moins hermétiques, les portails pas toujours fermés. Et les animaux sont attirés par la nourriture présente… D’où de jolies surprises le matin comme des empreintes de hyènes sous les fenêtres, et des règles de sécurité à respecter : de jamais sortir seul de la maison, ne jamais sortir tout court du jardin, ni sans lampe frontale la nuit, il ne faut pas oublier que les habitations se situent en plein cœur du territoire des animaux sauvages, dont de nombreux carnassiers !

Pour revoir tous les billets sur le Zimbabwe, c’est par ici.

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